chic cham ♥ les palmiers


Pourquoi tant de palmiers dans l'art?



Etrangement, dans le champ de l'art, c'est la saison des palmiers. Si bien que l'on est en droit de se demander ce que les artistes, eux qui nous aident à voir le monde, peuvent bien observer à travers ces spécimens tropicaux dont Wikipédia nous rappelle que ce ne sont pas des arbres, mais des"herbes géantes".
Exotourisme : en mai dernier, dans l'expo Paris-Delhi-Bombay au Centre Pompidou, deux séries de Polaroid signées Cyprien Gaillard montraient des détails de palmiers sur fond d'architecture moderniste (Indian Palm Study,2011).
Transplantation : à Venise en juin, le même artiste montrait une vidéo tournée à Chypre documentant le trajet d'un palmier déplanté et replanté sur le toit d'un bâtiment, telle une sculpture posée sur son socle. Uniformisation : autre série, celle du lauréat du Prix Ricard, Adrien Missika, s'intitule A Dying Generation et montre en noir et blanc une suite conceptuelle de maigres palmiers, les premiers plantés à Los Angeles dans les années 30, en plein boom d'Hollywood.
Emblème de la mondialisation
Dans leur forme, ces images renvoient à la manière dont Ed Ruscha photographia dans les années 60 les parkings et les stations-service de l'Amérique, et en 1971 A Few Palm Trees le long de Sunset Strip. Retour d'utopie, enfin : si on en voyait encore cet été dans l'expo Dystopia au CAPC de Bordeaux (cf. le film Slow Action de Ben Rivers), on en trouvait aussi cet automne à La Salle de bains, à Lyon, dans l'expo du Californien Glen Rubsamen qui peint et photographie depuis des années des palmiers en ville. Mais ici les siens sont malades, ils se meurent dans Rome comme des ruines, victimes d'un insecte ravageur venu d'Asie, passé par l'Afrique avant d'infiltrer l'Europe au gré des échanges internationaux.
C'est dire si le palmier est un emblème de la mondialisation : kitsch à Miami, exotique à Cannes où il donne à la Croisette un faux air d'Hollywood, signe d'une uniformisation croissante du paysage urbain et du climat réchauffé de la planète, le palmier se trouve aujourd'hui déplacé, transplanté en tous sens : dénaturé. S'il fut porteur d'un rêve d'évasion moderne, il paraît aujourd'hui entaché de colonialisme. Crevant sur place, il est une victime anodine, une figure agonisante de la globalisation.
Jean-Max Colard (pour les inrocks).


et....c'est qui qui propose un coussin Palmier au top de la trend?
Coussin Kelly chez chic cham

3 commentaires:

Anonyme a dit…

ah oui je l'ai vu cet article. Entaché de colonialisme, c'est une opinion farfelue. Le palmier comme l'olivier et le sapin sont des symboles de vie tout simplement et l'art a toujours rendu hommage... à la vie. Après, il est esthétique cmme l'olivier et les agences de voyage en ont fait un symbole dans leur plan marketing. Mais de là à y voir "anguille sous roche". caricature. Vive le palmier ! et en gâteau, c'est encore mieux! ;))

chic cham a dit…

vive le palmier! vote for palmier.
en gateau? c'est à dire?

Anonyme a dit…

il y a des gâteaux qui s'appellent les palmiers. Le lien de la recette : http://www.forums.supertoinette.com/recettes_215697.petits_gateaux_les_palmiers.html